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Si vous aimez la randonnée pédestre, si vous souhaitez la pratiquer à votre niveau en découvrant les beaux sentiers d’Ille et Vilaine et voire plus, si vous aimez partager de bons moments entre amis, venez nous rejoindre au groupe de randonnée du mardi au sein de l’UTL du Pays de Rennes.

Après ces temps confinés, nous sommes repartis en plein air sur les chemins, sentes forestières jusqu’au cœur des sous-bois, dans les landes d’Ille et Vilaine.

Les différents articles et photos vous permettent de découvrir les lieux visités par notre groupe du mardi au sein duquel règne une ambiance conviviale. 

Si le Pays des Toileux m'était conté

AU PAYS DES TOILEUX
UZEL

Dans son cadre verdoyant, est situé à la croisée des chemins entre Manche et Océan.
Uzel est à 30 kms de St-Brieuc et de sa gare TGV, 80 kms de Rennes, 15 kms de Loudéac et 30 kms de Pontivy, bordé par la rivière l’Oust et la rigole d’Hilvern.
A proximité se trouvent le lac de Bosméléac et le lac de Guerlédan. La cité présente un imposant patrimoine bâti érigé notamment lors du développement du commerce des toiles de lin au XVIII ème siècle.

C’est un ancien centre de tissage qui a vu naître le Père du Métropolitain Parisien FULGENCE BIENVENÜE (1852 – 1935).

Plus de 35000 personnes vivaient du lin en Côtes d’Armor entre le 17 ème et le 19 ème siècle :le lin, cultivé dans le Trégor, arrivait en Centre Bretagne pour être filé puis tissé sur les métiers à tisser à bras que possédaient les tisserands.
La destinée hors du commun des ateliers Léauté – Planeix (1872-1956) est présentée à l’atelier musée du Tissage à UZEL.
Il présente deux métiers à tisser : un classique et un Jacquard…
Cet atelier a également été associé au mouvement artistique « Ar Seiz Breur » notamment avec Jeanne Malivel ( 1895 -1926) figure du renouveau de l’art en Bretagne.
Ce groupement d’artistes réalise le pavillon breton à l’exposition des arts décoratifs à Paris en 1925 et y reçoit la plus haute récompense.
Témoignages de l’époque prospère du lin, le village Le Quillio et ses alentours possèdent de magnifiques maisons de marchands de Toileux, des dépendances qui servaient au stockage des ballots de lin ou encore de nombreux lavoirs (doués) utilisés pour le blanchiment des toiles. Une balade au sein de la commune fait découvrir de nombreux édifices religieux (l’Église Notre-Dame-de-Délivrance classée Monument Historique), calvaires et fontaines.

Le Quillio possède également un riche patrimoine naturel et paysager qui vous fera voyager autour de l’eau (l’Oust et la rigole d’Hilvern) et passer par des points de vue magnifiques sur le pays loudéacien. Cette voie multimodale, développée le long de la Rigole d’Hilvern, permet à tous les amateurs de nature de sillonner le territoire.
Le petit + : A admirer le Cromlec’h de Lorette ! Cet alignement de petits monolithes formant une enceinte sacrée est daté du Néolithique et figure parmi les plus anciens de Bretagne. Il se situe sur la butte panoramique de Lorette qui s’élève à 298 mètres et se compose de 28 pierres dressées en rectangle. Les pierres de quartz blanc indiquent le nord et celles de schiste le sud.

Pensées d'une randonneuse du mardi

Loups ? Indiens ? Ruse, stratégie… ou nécessité ?

Nous ne chantons pas mais, la file indienne, nous pratiquons…
Les « Indiens » étaient le plus souvent « sur le sentier de la guerre » si tant est que cette représentation, largement diffusée par la plupart des westerns à quelques rares exceptions près jusqu’en 1990 et Danse avec les loups (avec, réalisé et produit par Kevin Costner, de lointaine ascendance cherokee), reste crédible aujourd’hui. Ce serait Fenimore Cooper qui aurait créé l’expression « Indian File » dans Le Dernier des Mohicans (1826) pour décrire comment, pour tromper leurs envahisseurs, les guerriers se déplaçaient en marchant dans les pas l’un de l’autre, afin de ne laisser qu’une seule paire d’empreintes. Mais, même si l’ennemi était incapable de
deviner le nombre de combattants à affronter, c’est pourtant lui qui a finalement anéanti les plus irréductibles et déporté les autres dans des réserves.
En français, le mot « file » « désigne […] spécialement une ligne de soldats » (Robert historique de la langue française). Les expressions « à la file » et « en file » sont employés dès les XVIe et XVIIe siècles et, plus tard, dans « à la file indienne »… ou « en double file » pour les voitures !
Plus franco-français, on peut dire aussi « à la queue leu leu ». « Leu » c’est le loup jusqu’au XVIe siècle. Au-delà, il ne s’appelle plus que loup ou louve sauf dans l’expression qui nous intéresse. Très présents dans les campagnes françaises en ces temps reculés, les loups se déplaçaient souvent en file, l’un progressant à la queue de l’autre : « à la queue du leu, un leu » expression qui devient, sans les articles, « à la queue leu leu ».
Et les rangs d’oignons ? Pour une autre fois…